Esprit désorganisé,
c½ur désappointé.
Je te confie ce secret : J'ai fait un
rêve, un
rêve ou je t'ai vu.
Affligeant de
banalité, je
sais, je sais. Mais,
princesse désarticulée, rien n'est jamais
évident dans mon
monde décadent.
Car ce rêve
cher ami, je l'ai fait il y a
plusieurs lunes, lorsque je n'avais
pas encore croisé la
profondeur de
ton regard, lorsque je ne m'étais pas encore
noyée dans la
douceur de tes
gestes.
Mais qui de nos jours croit encore en la magie ?Je
pensais être à l'
abri des
clichés, mais merde quoi, qui se soucie encore des
étoiles. Parce que moi, je les ait vu ces
étoiles, dans tes
yeux. Je me pensais à l'abri de tout ça.
Il ne faut jamais, au grand jamais se fier aux
apparences. Depuis cette
nuit c'est devenu une
évidence.
Je n'aurais
jamais cru ...
Quelqu'un comme
moi ... Quelqu'un comme
toi ... Mais quelle importance. Pourquoi
toi ? Comment ai-je pu me laisser
emporté par le
courant. Je n'avais même plus la
force de
nager, j'ai commencé à me
noyer en toi.
J'me
croyais pourtant ... A l'abri de tout ça.
Moi, la
folle décharnée, toi le
fou déchainé.
Différents, c'est le
mot, et c'est ça je crois qui m'a
attiré chez toi.
Mais les
contes de fées, ça n'existe pas. J'ai pourtant voulu m'en
persuader, en regardant dans
tes bras le
soleil se lever.
Mais
bon dieu, qu'est-ce qui t'es
passé par la
tête ... ? Toi
l'homme enchainé. Enchainé à
une autre. Je ne suis même pas
triste, juste
désappointée. J'aurais
aimé savoir
pourquoi, pourquoi m'avoir
embrassé ? Pourquoi j'ai entendu
ton c½ur et le
mien s'
emballer ? Mais me répondras-tu
jamais ... ?
Ce soir, sous un ciel sans
étoiles, j'écris ces
quelques mots, en espérant qu'en les
couchants sur le papier, ça me permette d'
extérioriser ce
sentiment, l'
incompréhension à son
paroxysme. En somme, une sorte d'
exorcisme. Pour que ton
souvenir cesse de me
tourmenter, pour que je puisse
enfin être en
paix.
© Mushu-Fushu